L’AVENTURE AMÉRICAINE DE JEUNES LYONNAISES #1: MATHILDE BERNARD, DE VILLEURBANNE A MONTREAT…

DESTINATION MONTREAT NC:

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Comment a débuté ton projet américain ?

C’est grâce à une vidéo que j’ai envoyée à cette faculté et le coach local, Craig Jackson, m’a recrutée. Je suis donc partie aux USA le 27 Aout 2011 pour étudier à l’université de Montreat, North Carolina

Quel est le profil de Montreat ?

C’est une toute petite faculté de 350 étudiants dont 250 sont des athlètes. Elle est située dans les montagnes, à deux heure de la ville de Charlotte, NC.

Quelles études poursuis-tu ?

En ce qui concerne les études, je suis une majeure en sports management. J’ai déjà un BTS Commerce International en France, et ai voulu poursuivre dans la voie sportive pour essayer d’intégrer soit l’organisation des J.O soit une équipe de NBA afin de manager des évènements sportifs comme les matches NBA en eux mêmes, tout ce qui est vente de tickets, organisation du match en lui même (vente de tee shirts, les corners où l’on achète les boissons, etc)

 

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ET LE BASKET…

Et ton équipe ?

Cette année, mon équipe était constituée de 18 joueuses, et seulement 12 faisaient partie de l’équipe première ; les six autres faisaient partie de l’équipe réserve et six autre faisaient donc la navette entre la 1 et la 2. Nous évoluons en NAIA division 2. Je faisais moi-même partie de l’équipe réserve.

Comment s’est passée ton arrivée dans ce nouvel environnement ?

L’intégration sur le parquet américain n’a pas été facile pour moi, la façon de jouer est assez différente de ce que j’ai connu en France.

Quelle est la différence ?

Les filles sont bien plus agressives et les techniques individuelles sont bien plus élevées. Après cette première saison écoulée et un travail acharné à chaque entraînement, j’ai beaucoup progressé individuellement mais aussi vis-à-vis de mon jeu collectif dans une équipe américaine. Coach Jackson m’a vraiment beaucoup apporté.

As tu fait des rencontres intéressantes ?

Parmi les 18 filles de l’équipe, la meneuse numéro une, Mykiea Russel, a été élue meilleure défenseuse de la conférence, et est de loin une des meilleures meneuses du pays. J’ai non seulement eu la chance de jouer avec elle mais aussi partager ma chambre avec cette joueuse/personne avec un charisme de leader impressionnant.

(ndlr: mais Mathilde a fait aussi d’autres rencontres assez surprenantes pour nous lyonnais…Voir plus loin)

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LE CHAMPIONNAT:

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Parle nous de ton championnat:

Le championnat en lui-même s’est dans l’ensemble bien passé, mais on a manqué de peu l’accès au championnat national. Théoriquement, avec l’équipe que l’on avait, nous aurions dû être premières invaincues de la conférence. Malheureusement, nous avons eu un gros passage à vide et perdu 4 matches d’affilée contre des équipes contre lesquelles nous n’aurions jamais du perdre (nous en avons d’ailleurs battu deux d’entre elles en phase retour). C’est donc avec un goût amer que l’on s’est retrouvé 5eme de la conférence…

Quel est le rythme d’entrainements et de matches ? Comment s’organise ta saison ?

En ce qui concerne les entrainements, nous avions entrainement 6 jours sur 7 avant le commencement de la saison dont 4 séances de muscu. Chaque entrainement dure 2h, plus 45 miniutes de muscu. Autant dire que c’était un choc pour moi car je n’avais jamais fait de muscu avant.

Quand la saison a commencé, nous avions deux matches par semaines, donc l’emploi du temps était assez chargé entre les cours le matin et les matchs l’après midi. La plupart du temps, on loupait quelques cours à cause de l’horaire des matches.

En fin de saison (apres le break de Noel, c’est dire du 27 décembre jusqu’à fin février) nous avions 3 matches/semaines, donc les starters n’avaient pas beaucoup de répit, et c’était beaucoup de prépa technique pour arriver à attaquer et défendre sur l’équipe opposée du mieux que l’on pouvait, avec 30 minutes de séance vidéo la veille de match

La saison ici est très différente de celle en France, on commence le championnat en novembre et on finit fin février voire mars si l’on va jusqu’aux nationaux

 

DES RENCONTRES QUI NE NOUS SONT PAS INCONNUES:

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Mathilde a croisé quelques visages qui ne nous sont pas inconnus.
Il a fait probablement les plus beaux jours de l’ASVEL, il s’agit évidemment de Delanney Rudd, le meneur emblêmatique de la green team..

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Elle était encore lyonnaise, il y a peu. Candyce Sellars a participé à l’aventure lyonnaise de la montée en LFB la saison dernière.

ET LA SUITE ?

Alors que penses-tu de cette expérience nouvelle ?

Etre arrivée à fouler les parquets américains est un objectif que je pensais ne jamais atteindre. C’est vraiment un rêve que tout joueur de basket rêve de vivre, et bien que je ne sois pas dans la fac la plus agitée et la plus peuplée des USA, je ne regrette en rien d’être partie et de goûter à la culture sportive américaine.

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Qu’est-ce qui a été le plus difficile pour toi ? Les cours en anglais ?

Pour moi suivre les cours en anglais n’a pas été difficile, parlant anglais depuis l’age de 5ans. (j’avais de la famille à L.A, CA pendant 15 ans), et ma mère ayant elle même vécu une expérience en Angleterre à l’âge de 20 ans sait plutôt bien parler anglais et depuis petite, quand je ne savais pas dire un mot je lui demandais et ai construit mon vocabulaire comme ça

Le plus difficile pour moi aura été la localité de la fac, je suis de Villars les Dombes, mais ai passé mes 3 dernières années sur Lyon, dont un an à Sydney, Australie (après mon BTS C.I obtenu en juillet 2009). donc les petites villes comme Montreat, n’ayant pas ma voiture ici, c’est assez difficile à vivre. Je ne peux pas me déplacer comme je le voudrais et c’est assez frustrant

Des projets pour la suite ?

Comme je l’ai mentionné précédemment, j’aimerais faire partie soit de l’organisation des J.O soit d’une équipe NBA. (ndlr: une équipe de managers s’entend…)

Une voie sportive toute tracée donc. On observera avec attention les coulisses des JO ou des matches NBA avec la chance peut-être d’y apercevoir Mathilde.
Merci à elle d’avoir ouvert le 1er volet de cette série et de nous avoir fait partager cette expérience.
Bonne chance à toi pour la suite, Mathilde !

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