Quand les joueuses du Crap de Veauche troquent le short pour la blouse blanche

Plusieurs Crapistes travaillent dans les services de santé : infirmière en crèche, aux urgences, pour les personnes âgés ou encore aide-soignante, elles nous parlent de leur quotidien.

Gymnases fermés, matchs reportés, les joueuses du Crap de Veauche ont rangé leurs baskets au placard, Covid oblige. Mais quatre d’entre elles ont toutefois remis le bleu de chauffe en pleine période de crise sanitaire. Maud Carvalho, Constance Motte, Léa Crozet et Sandrine Dumas tentent de gagner un autre combat : celui contre le virus.

Pour ses passionnées de la balle orange, pas facile de s’éloigner des terrains. « Le basket nous manque. On est à l’arrêt depuis octobre. Nous avons un groupe What’s app pour garder le contact mais ce n’est pas pareil », lance Maud Carvalho, au club depuis toute  petite . « C’était un peu notre échappatoire », ajoute Constance Motte, qui évolue en DF3 cette saison. 

Mais les jeunes femmes sont loin de s’ennuyer pour autant. Au bloc des urgences de l’hôpital Nord de Saint-Etienne, Léa Crozet, fraîchement arrivée, effectue des gardes de 12 heures dans un service qui est ouvert 24H/24. « Avec le Covid et le protocole, nous avons besoin d’être plus nombreuses », explique-t-elle du haut de ses 23 ans. Pas vraiment le temps de souffler. 

« Le basket, c’est un peu comme une drogue »

A quelques kilomètres, Constance Motte a vu également ses journées se rallonger. « Les amplitudes horaires étaient plus importantes, les journées sont plus fatigantes. Pendant le premier confinement, je limitais vraiment mes déplacements. C’était juste boulot dodo. Pour cette deuxième vague, nous sommes mieux préparés et donc un peu moins stressés », détaille l’aide-soignante dans un Ehpad stéphanois.

Sandrine Dumas se trouve en bas à droite n°5, Léa Crouzet n°12 et Constance Motte n°13. Photo fournie par les joueuses

Sa coéquipière Sandrine Dumas, qui officie à la Charité au plus près des personnes âgées, a aussi du composer avec les nouvelles contraintes. « C’était effectivement plus lourd. Nous avons du garder nos congés. Nous pouvions effectuer des heures supplémentaires sur la base du volontariat. Nous étions un service post Covid lors du premier confinement », énumère la joueuse de DF3.

Enfin, à la crèche de Veauche, Maud Carvalho a assuré l’accueil pour les enfants des soignants. Pour cette nouvelle vague, son établissement est resté ouvert pour tous. « Je suis chargée de faire respecter le protocole sanitaire et d’hygiène mais aussi d’apporter mon soutien aux équipes ».

Maud Carvalho en n°8 évolue désormais au sein de l’équipe RF1. Photo fournie par la joueuse

Si leur métier occupe une part importante de leurs journées, le basket refait vite surface dans leur esprit. « Le basket c’est un peu comme une drogue. On ne peut pas s’en passer. Mais bon, petit à petit, on est sevré », rigole Sandrine Dumas. Avant d’ajouter : « Mais quand cela va reprendre, on va vite retrouver la motivation et l’envie de revoir les copines ». Toutes s’entretiennent de leur côté, mais elles craignent quand même quelques courbatures à la reprise.

En attendant, elles tiennent un discours unanime : « Respectez les gestes barrières car c’est important ». Et elles ont hâte de pouvoir troquer leur blouse blanche contre un short et un maillot jaune et noir.

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