Sport de haut niveau et vie de famille, découvrez le quotidien de Stéphanie et Rachid Meziane

Originaires d’Auvergne, Stéphanie et Rachid Meziane vivent au rythme de la balle orange. La jeune maman a rechaussé les baskets après sa deuxième grossesse et fait les beaux jours de Cournon en NF2. Quant à son mari, il coache Villeneuve-d’Ascq en LFB et est assistant de Valérie Garnier en équipe de France. Pour Basketfly, ils reviennent sur leurs débuts, leur rencontre, leur vie de famille ou encore leurs ambitions. 

♦ Leurs premiers pas sur un terrain de basket : « Un hasard »

Voilà maintenant plusieurs années que Stéphanie et Rachid Meziane parcourent les gymnases de basket de l’Hexagone. Mais où le couple a-t-il fait ses premières armes ? « Je suis arrivée un peu par hasard au basket. J’avais 7-8 ans. J’étais très timide et je faisais tout comme ma meilleure amie. Elle faisait du basket alors je l’ai suivie et j’ai bien accroché », raconte Stéphanie. Elle ne garde pas de souvenirs précis de ses premiers matchs dans l’Allier sous les couleurs de Cusset puis de Vichy. Son papa lui rafraîchit donc parfois la mémoire. « Je me rappelle juste que je ne connaissais pas les règles et que je ne comprenais pas pourquoi l’arbitre sifflait. Mon papa me disait que j’arrachais les ballons et que je ne faisais que des entre-deux », rigole-t-elle. 

Pour Rachid, l’apprentissage se fait sur le tard. Il signe sa première licence à Clermont-Ferrand lors de sa première année cadet. « Je me rappelle, nous avions participé à un tournoi en extérieur avec un copain en fin d’année. Mon ami avait marqué contre notre camp. Je me suis dit, c’est pas gagné pour qu’ils nous gardent. Et finalement, j’ai signé ma première licence ». Une anecdote qui fait encore sourire Rachid Meziane près de 15 ans plus tard.

♦ Issus de familles de rugbymen et footballeurs

« Mon frère et mon père ne connaissaient même pas la couleur du ballon de basket », plaisante Rachid Meziane. Chez lui, le foot était le sport de prédilection. Et comme nombreux de ses proches, il a, lui aussi, tapé dans un ballon … avant de déménager et d’habiter non loin d’un playground. Rachid shoote alors ses premiers paniers et tombe sous le charme de cette nouvelle discipline. 

Pour Stéphanie, ses proches étaient plutôt branchés rugby. « Mon papa était même capitaine de l’équipe de Vichy, mais ça remonte », s’amuse la jeune femme de 37 ans. Avant d’ajouter : « Mais nous avons toujours baigné dans le sport ». 

Aujourd’hui, le fils de 5ans de Stéphanie et Rachid a déjà foulé ses premiers parquets au club de Fabregues (Hérault) lorsque toute la petite famille résidait dans le Sud. Désormais, il s’essaye au ballon oval comme son papi. Mais que les basketteurs se rassurent, il effectue quand même quelques shoots sur le panier installé au domicile familial.

♦ Ils se sont rencontrés au bord du terrain 

Mené par sa curiosité et sa volonté de s’enrichir, Rachid rencontre Stéphanie au bord des parquets du SCAB 63. Stéphanie se remémore une anecdote de ce moment si particulier. « Ayant donné le numéro de portable de ma mère, je me suis aperçue seulement quatre mois plus tard que Rachid m’avait envoyé un message me complimentant. Notre histoire a débuté ainsi.»

♦ Une vie entre l’Auvergne et le Nord 

Rachid coache à Villeneuve d’Ascq et Stéphanie évolue en NF2 à Cournon. La distance n’est pas toujours simple pour la famille. Un rythme de vie qu’ils ont, avec le temps, réussi à gérer malgré certains moments difficiles, comme dernièrement pour leur fils. « Pour la première fois, lorsque Rachid est parti, il a demandé avec tristesse de faire demi-tour pour le voir. En tant que mère, ce moment n’a pas été simple. »

La famille peut toutefois compter sur le soutien de ses proches pour prendre soin des enfants. Pour Rachid, c’est justement un élément moteur pour avancer. « Le travail de coach n’est pas un métier facile. J’ai la chance de pouvoir compter sur ma famille, mais aussi d’avoir une femme basketteuse, qui comprend ma situation et qui m’aide. » Durant le confinement, les Méziane ont pu se retrouver et vivre un quotidien « normal ». Dès que l’occasion se présente, ils se retrouvent. « J’ai réussi à négocier avec Cournon pour rejoindre Rachid en l’absence de match », détaille Stéphanie. De son côté, Rachid profite des journées off pour faire le chemin inverse. « Lors des vacances scolaires ou des week-ends prolongés, je fais le déplacement pour revoir mes enfants, ma femme, mais aussi le reste de la famille. »

♦ Reprendre le basket à un bon niveau après une grossesse pour Stéphanie : « C’est possible »

Maman et toujours à fond sur le terrain. Pas question pour Stéphanie de ne pas remettre un short et un maillot après ses deux grossesses. Cela n’a pas été de tout repos. Mais elle maintient « que c’est possible ». « Lors de ma première grossesse, j’ai pris 30 kilos donc j’ai dû beaucoup travailler pour retrouver un « pseudo » corps d’athlète. Je suis revenue grâce à la volonté », se souvient-elle. Elle poursuit sa carrière à Monaco en Nationale 2. « Je savais que j’avais cette opportunité et cela m’a motivé pour perdre du poids », appuie-t-elle. Et rebelote lors de sa deuxième grossesse. « J’ai pris à nouveau 20 kilos. Il y a eu le confinement, j’ai eu plus de temps pour les perdre. Mais une nouvelle fois, il a fallu de la motivation », analyse Stéphanie ravie de se faire plaisir avec le club de Cournon (NF2). 

♦ Rachid et le coaching : un déclic instantané

Dès que Rachid commence le basket, il s’investit dans le coaching. Il prend en charge une équipe de mini-poussins à l’ASM Clermont et les suivra jusqu’en cadets. Puis, il entre au pôle d’Auvergne. « C’est vraiment à ce moment là que j’ai mis le pied à l’étrier du basket féminin. J’ai eu à gérer des sélections benjamines et minimes de la région Auvergne », confie-t-il. Son aventure sur les bancs se poursuit du côté de Challes-les-Eaux, toujours avec des féminines. « Je n’avais pas une volonté de me spécialiser dans le basket féminin ou masculin mais c’est vraiment une question d’opportunités », conclut Rachid Meziane. Après son expérience en Savoie, il enchaine avec Nice, Montpellier et Villeneuve-d’Ascq depuis 2018.

♦ Le rôle de Rachid avec l’Equipe de France 

Assistant technique de Valérie Garnier au sein de l’Equipe de France féminine, Rachid est responsable du scooting des équipes adverses. « Pour moi, un assistant se doit d’être loyal et force de proposition pour aider le coach », décrit-il. Avec les Bleues, il voit en grand. « Il y a des adversaires de taille, mais le groupe montre de belles choses et dispose de qualités intéressantes. Nous avons une équipe pour être ambitieux. » Depuis 2014, il suit le groupe France au plus près. Il garde en tête de nombreux souvenirs dont un en particulier. « Peu de personnes ont la chance de vivre les Jeux Olympiques de l’intérieur. Pour quelqu’un qui a commencé le basket à 15 ans, c’est fabuleux. Cette expérience était aussi mémorable pour sa localisation, le Brésil, une destination exotique. » 

 

♦ Avec Villeneuve d’Ascq : Rachid vise le top 4 

Avec la crise sanitaire, la saison 2020-2021 s’annonce particulière. Pour Villeneuve d’Ascq, elle l’est d’autant plus que leur salle est en travaux. Ainsi, les matchs sont délocalisés au Palais Saint-Sauveur. Mais le coach Rachid Meziane affiche ses ambitions. « Nous voulons faire partie des top équipes. Nous visons le Top 4 et nous voulons nous qualifier pour une compétition européenne. »

♦  Leurs souvenirs au sein de la Ligue AURA : La rencontre avec ma femme reste mon plus beau souvenir »

Tous les deux ont commencé en Auvergne et garde en tête de bons moments. Pour Stéphanie, un souvenir lui reste en mémoire : le jour de sa montée en LFB avec le club de Clermont. « C’était un rêve qui se réalisait. Je me souviens fêter cette montée avec Paoline Salagnac. J’étais fière car on était toutes des filles du club, de la région. » Un formidable souvenir malheureusement conclue par une seule victoire lors de leur première saison en LFB.

Rachid, retient plusieurs moments : Comme joueur d’abord. Il se rappelle d’une belle performance réalisée lors d’un match en NM3. « On jouait contre Oullins, un club qui avait pour ambition la montée. Lors de cette soirée, j’ai réalisé mon meilleur match avec 27  points inscrits, rajoutant par la même occasion une difficulté supplémentaire à la montée de nos adversaires. » 

Puis, au sujet de son expérience de coach, les souvenirs sont trop nombreux. Il retient surtout l’ambiance lors des tournois inter-ligues, rythmés par ses oppositions avec le Lyonnais, mais aussi les joueuses et joueurs qu’il a pu coacher. « Je suis heureux d’avoir eu des jeunes qui sont aujourd’hui de grands sportifs. Je pense notamment à Alix Duchet et Laetitia Guapo que j’ai coaché à Nice, à Marie-Eve Paget, Axel Toupane et Joffrey Lauvergne qui ont tous les deux évolués en NBA. Je garde d’excellents contacts avec eux. »

Enfin, il conclut par un très beau message : « Au final, la rencontre de ma femme reste mon plus beau souvenir au sein de la Ligue.»

2 commentaires

    • Toms maurice
      16-12-2020
      17 h 01 min

      Auvergnat comme la famille Meziane, j’ai eu la joie de les rencontrerd’ aider rach en qualite de benevole blma.
      Famille adorable devenue des amis.

      Reply
    • Ndeye diola ndi
      20-12-2020
      17 h 42 min

      Seul Le sport est en mesure d’unifier des personnes de background différent.je me souviens quand Rachid draguais stef on etais trop contente pour elle on lui as dis fonce car ce un homme bien et on le connaissait même pas bien mais un aura de gentillesse emane de lui il a toujours un sourire si franc et notre stef est l’épitome d’une maman elle veux que tout le monde sois happy. Allah fais bien les choses j’ ai joué un peu partout mais ma première et meilleure expérience de pro a était avec mes clermontoises de Pao à Aurélie petra Brooke pascal kip helena petra minard chapeau a basketball and love

      Reply

Laisser un commentaire