A la découverte d’une journée au pôle

Elles ont été choisies pour intégrer les pôles de la Ligue AURA. Pendant deux ans, ces joueuses vivent, souvent loin de leurs familles, entre basket et études. Lyséa Gretouce pour le Lyonnais, Loan Wagner pour l’Auvergne et Stella Colas pour les Alpes ont accepté de nous détailler leur quotidien. Réveil aux aurores, vie sans téléphone et fous rires entre copines, découvrez l’envers du décor.

Ca y est, l’heure des vacances est arrivée. Les valises sont bouclées et les internats des pôles désertés. Lyséa Gretouce, Loan Wagner et Stella Colas ont retrouvé leur domicile familial pour quelques semaines. Toutes les trois fréquentent les pôles de la Ligue AURA. Pour Loan, c’est la première année. Quant à Lysea et Stella, elles viennent de terminer leur cursus. Mais au fait, la vie de poliste ça ressemble à quoi ? Les trois joueuses nous éclairent.

Les grasses matinées, c’est terminé. Le réveil sonne à 6h30. « Ça pique un peu même si on prend vite le rythme », indique Stella. Pas question donc de trainer au lit, les surveillants veillent au grain. « Ils tapent à notre porte. Pour certains, ils ouvrent les volets, les fenêtres », commente en rigolant Loan.  « Il faut être prête pour 7h10 », appuie Lyséa. Une fois sur pied, tout ce petit monde file au petit-déjeuner.

Navette, bus ou à pied pour rejoindre le collège

Très vite, elles prennent la direction du collège où elles sont soit en 3e, soit en 4e en fonction de leur âge. Dans les Alpes, c’est un bus qui conduit les polistes à l’école, en Auvergne la navette part du CREPS vers 7h30-40 et dans le Lyonnais, tout est sur place. Pas besoin de transport. Il faut juste penser à remplir une fiche sur son état de santé (fatigue, douleurs, sensations à l’entrainement) avant de partir. « Nos coachs en prennent connaissance dans la matinée et peuvent adapter les séances en fonction », nous apprend Lyséa.

Les basketteuses suivent les cours normalement, déjeunent sur place et finissent les enseignements en début d’après-midi. « On reste au collège jusqu’à 14-15heures environ », note Stella.

Dans le Rhône, c’est plus précis. « On peut finir à 14h40 au plus tard ». S’en suivent ensuite deux heures d’études pour effectuer les devoirs ou bien deux heures d’entrainement en fonction du planning. « On peut s’entrainer jusqu’à 19 heures », note Lyséa. 

Pendant ce temps, en Auvergne et dans les Alpes, les jeunes regagnent l’internat en navette ou en bus. « On a entrainement de 16 à 18 heures en général, puis on a études », détaille Stella.

Vient le temps du repas du soir. Les horaires varient en fonction des pôles de 19h30 à 20h15. Après quoi, Loan qui doit encore effectuer ses devoirs pendant une heure… 

La fin de journée se veut plus tranquille. « On a du temps libre », lâchent les jeunes filles. Elles se retrouvent dans les chambres des copines, discutent, rigolent. Et surtout, elles en profitent pour consulter leurs portables. Car oui, les téléphones sont récupérés à 21 heures et redonnés le lendemain matin dans le Lyonnais ou simplement après l’entraînement du soir dans les Alpes. Une situation à laquelle les basketteuses se sont habituées : « Sans les téléphones, on discute plus avec les autres, on est tous ensemble. C’est mieux », confie Loan. 

« 21h30 c’est le couvre-feu »

« 21h30 c’est le couvre-feu », rigole Lyséa. Tout le monde dans les chambres pour être en forme pour le lendemain. Enfin si l’alarme incendie ne se déclenche pas. « J’étais en train de m’allonger dans mon lit et là j’entends l’alarme. Nous sommes tous descendus en pyjama, c’était assez drôle. »

Stella, Lyséa et Loan soulignent le rythme élevé de leurs semaines. Qu’importe, elles trouvent leur bonheur dans cet environnement. Et ne retiennent que les moments drôles et positifs. « Chaque mercredi après-midi, nous avons des activités et c’est assez diversifié : karaoké, blind test. Nous avons aussi participé à la semaine paralympique avec les handinatation où nous avons découvert le basket fauteuil. C’est vraiment super », apprécie Loan. Pour Lyséa, le pole « demeure une très belle expérience qui fait beaucoup évoluer au niveau du basket mais aussi humainement. On fait beaucoup de rencontres, on apprend à communiquer. » Et Stella conclut : « Pour moi, c’est fini. Je suis un peu dégoutée. C’était vraiment de très bonnes années. On était une belle bande de potes, on travaillait dans la bonne humeur avec les coachs. Ça va me manquer. » Tout est dit !

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