Challes-les-Eaux – La naissance d’une légende

L’ambiance est étouffante au sein du Chaudron Vert pour ce match 2 des finales. Un match qui décerne le nouveau champion de France en cas de victoire de Mirande. Les deux équipes sont ex-æquo après une domination de Challes en début de partie. Possession pour les visiteuses. Nathalie Etienne réceptionne le ballon dans les airs. Il ne reste plus que quelques secondes au tableau d’affichage. La numéro 7 de Mirande tente une claquette. Le ballon s’envole et prend la trajectoire du panier… ça rentre ! Mirande est champion de France !

Attendez ! Les regards se tournent vers la table de marque. Le panier est refusé. Les deux équipes vont donc en prolongations !

Vous souhaitez connaître le vainqueur de ce match ? Un peu de patience. Avant d’aller plus loin dans ce récit, retour dans le passé afin de découvrir les origines du club challésien.

L’ADN est composé de quatre éléments. Un ensemble qui constitue pour chacun son identité. Pour Challes, ces quatre composantes peuvent se résumer en un esprit familial, une volonté de conquête, des investissements et … la victoire.

LA FAMILLE FALCOZ, L’ÂME CHALLESIENNE

C’est dans ce village proche de Chambéry, connu pour ses stations hydrothermales, que débute l’histoire des Vertes. A cette époque, la commune de Challes ne compte pas plus de 3000 habitants. Pourtant, c’est ici même que naît la légende des Vertes. Tout débute avec la création d’une école de basket en 1972 par Jo Barlet.

Le club commence alors à attirer les jeunes du village. Parmi ces nouveaux joueurs et joueuses, un nom revient souvent lors des entraînements, celui de la famille Falcoz. Fratrie de 16 enfants, les 5 filles aînées rejoignent Challes à ses débuts. Elles participent à la première consécration du club avec son premier titre de championne d’Excellence Régionale. Avec le temps, les frères et sœurs Falcoz continuent d’intégrer les équipes challesiennes. Pour eux, le gymnase du Chaudron Vert est une seconde maison comme l’indique l’une des filles Falcoz, Sabine, licenciée au club à partir de 1990 : « Je pense que pour ma mère, c’était rassurant de nous savoir au gymnase et non dans la rue à faire des conneries. Avec mes frères et sœurs, nous passions nos week-ends au club, à arbitrer, tenir la table ou encore coacher. »

La famille Falcoz accompagnée de leur mère 

Cette famille devient l’ossature du club, incarnant ainsi les valeurs de Challes-les-Eaux : passion, combativité et esprit familial. Cet incroyable engagement a été récompensé par la FFBB quelques années après leur épopée nationale et européenne.

« Cette famille fût pendant un long moment le pilier du club, que ce soit chez les filles ou les garçons. Elle a notamment amené cette esprit familial au basket challesien » précise Corinne Benintendi, surnommée Little Big Women ou Mobylette par certains journaux locaux en raison sa petite taille (1M68) et de sa grande vitesse.

Toutefois, la famille Falcoz n’est pas seule à apporter cette dynamique. L’un des grands acteurs de la réussite du club sont les incommensurables supporters. Au sein de ce petit village, le basket a toujours été un lieu de réunion essentiel et important à Challes-les-Eaux. Un événement hebdomadaire immanquable qui participe à la vie et aux liens sociaux des habitants. Au gré des victoires, l’attrait pour le club augmente, à l’image des supporters dans la salle. Le gymnase se transforme le week-end en une forteresse imprenable, protégé par les supporters challesiens. Une ambiance qui reste à jamais dans la tête des joueuses.

« Les supporters étaient le sixième homme de notre équipe. C’était le Chaudron Vert ! ». se remémore Frédérique Venturi.

« Challes-les-Eaux, c’est une toute petite salle de basket. Quand on jouait le samedi, il y avait environ 1000 personnes dans le gymnase alors qu’il ne pouvait accueillir que 600 supporters. C’est vraiment incroyable ce que l’on a réalisé avec eux ! Lors de certains matchs, des coachs comme Alain Jardel était obligé de prendre leurs temps morts sur la ligne des lancers francs tellement le public envahissait la salle, même au-dessus des bancs. Les supporters scandaient à un point qu’il était parfois compliqué d’entendre les consignes », précise Corinne Benintendi.

Les supporters de Challes-les-Eaux 

Le contexte posé, voici le premier tournant majeur dans l’histoire du club. Au cours de l’année 1979, Bernadette Falcoz, l’une des filles aînées, prend la direction des seniors filles avec son frère Pascal, dans le but d’atteindre la Nationale 1. Un objectif soutenu par une seconde arrivée, cette fois-ci au poste de président, celle de Jean-Claude Clanet. En 1986, les filles de Challes parviennent à intégrer le plus haut niveau du basket féminin français, la Nationale 1 (N1).

Un projet surgit dans l’esprit des dirigeants. Celui de décrocher le titre de championnes de France comme l’exprime Sabine Falcoz. « Je pense que le déclic a eu lieu lors de la première année en Nationale 1. Nous avons pris conscience du niveau des équipes adverses et de celui des joueuses. C’était presque des extra-terrestres par rapport à nous. A mon avis, lorsque les dirigeants ont vu ces grosses cylindrées, l’ambition de vouloir toutes les battre est née. »

UN ESPRIT DE CONQUÊTE : LE CHEMIN VERS LES SOMMETS

La route vers l’excellence, et d’une certaine manière, vers le professionnalisme est lancée. Elle commence tout d’abord avec la venue d’une joueuse polonaise en 1988, Ludmila Janovska, nous raconte Jean-Claude Clanet : « Lors de nos premières années en N1, Robert Didier (futur co-président) n’était pas encore là. Nous avions donc peu de moyens pour rester compétitif. Sans oublier que l’équipe était jeune et n’avait donc pas l’expérience du haut niveau, hormis Frédérique Venturi. À l‘époque, nous avions le droit qu’à une seule joueuse étrangère dans l’effectif. La plupart des grands clubs recrutaient des pivots, mais une nouvelle fois, nous n’avions pas les moyens de signer des joueuses de ce talent.

Je me suis alors adressé à l’entraîneur de Dijon de l’époque, qui était Polonais, pour savoir s’il ne connaissait pas une bonne joueuse à hauteur de nos moyens. Un jour, je reçois un coup de fil de sa part. Il était dans l’avion en provenance de Varsovie et m’informe qu’il a trouvé quelqu’un. Elle était meneuse. Ce n’était pas le profil recherché mais nous avons tout de même fait le choix de la prendre. Il s’avère que cette joueuse était en réalité la meilleure sportive de son pays. En raison du manque d’informations que l’on disposait sur les pays de l’Est et de la situation politique à cette époque, personne ne connaissait Ludmila en France ».

Pour Sabine Falcoz, la venue de Ludmila Janovska fait passer l’équipe à un niveau supérieur. « Quand elle est arrivée à Challes, nous avons réalisé la différence de niveau qu’il y avait entre elle et nous. Elle avait quasiment un jeu professionnel. Elle a beaucoup contribué à nous faire accepter les défis physiques, la douleur ainsi que les entraînements à la dure. »

Le recrutement se poursuit avec le retour de Frédérique Venturi. Arrivée au club à l’âge de 16 ans, elle évolue avec les Vertes jusqu’à 35 ans. Après une expérience de 3 ans avec le club de Strasbourg, la capitaine revient sur ses terres en 1988.

« Tout d’abord, j’avais l’envie de revenir dans ma région. Puis, j’étais intéressée par le projet de Challes de vouloir faire grandir le club afin d’approcher le haut niveau. Sur un plan sportif et humain, leur vision me correspondait. Lors d’une soirée avec des personnes du club, ils sont parvenus à me séduire de nouveau (rire). »

La même année, Corinne Benintendi complète les lignes arrières au poste de meneuse. « Challes correspond à 20 ans de ma vie. C’est dans ce club que je me suis construite en tant que joueuse de basket. J’ai rejoint l’équipe quand j’ai su que Frédérique Venturi était de retour. Je me suis sentie tout de suite à l’aise à Challes. Avec le club, nous partagions les mêmes valeurs qui étaient le travail, l’envie de réussir, le respect, tout en conservant une identité familiale et humaine.»

Lors des saisons 1989 et 1990, deux joueuses, cette fois-ci dans la raquette, rejoignent Challes-les-Eaux grâce à Ludmila Janovska et son aura comme le raconte l’ancien président du club, Jean-Claude Clanet : « La plupart des autres clubs passaient par des agents pour contacter les joueuses étrangères. Grâce à Ludmila qui parlait parfaitement russe, nous sommes parvenus à négocier directement avec les joueuses ».

C’est ainsi que deux des meilleures joueuses internationales intègre les rangs de Challes : Oleysa Barel (troisième sportive à quitter l’URSS) et Olga Surkharnova.

Après deux saisons, Ludmila Janovska quitte le club, laissant derrière elle une équipe nouvelle, remplie d’expérience.

L’équipe est prête à jouer la première place du championnat de France féminin ! A l’aube de la saison 1990-1991, le club de Challes ajoute la pièce finale au sein du staff. Un homme expérimenté et reconnu, qui incarne la réussite du club et enseigne aux joueuses la définition de la gagne par le travail : Vladislav Lucic.

« Notre première rencontre avec Lucic s’est faite lors d’un match à Belgrade, lorsqu’il était coach de l’Etoile rouge. Je me souviens qu’il avait été impressionné par notre jeu malgré notre lourde défaite », témoigne Jean-Claude Clanet. « Lors du match retour à Challes, nous avions passé toute la nuit avec lui (rire). Durant cette soirée et sur le ton de la plaisanterie, nous lui avions proposé d’être le coach pour la saison prochaine. Ce trait d’humour s’est transformé en réalité. Un jour, j’ai reçu un appel de sa part m’indiquant qu’il voulait bien devenir le coach de Challes. À cette époque, Lucic était l’un des plus grands coachs européens, on ne pouvait pas manquer cette occasion. Le problème, c’est que l’on avait déjà engagé un entraîneur polonais, Zbiegniw Felski. Heureusement, il a accepté de devenir son adjoint pour permettre à Lucic d’intégrer l’équipe. »

Vladislav Lucic et Zbiegniw Felski

Lors de son arrivée au club, Vladislav Lucic met en place un rythme de travail très intense afin de maximiser les chances de titre. Il décide d’instaurer deux entraînements par jour, en plus des journées de travail de chacune.

Une méthode de travail qui ne convient pas à l’ensemble des membres du club indique Jean-Claude Clanet. « On nous a traité de fou car ils pensaient que les filles n’allaient pas tenir le rythme. Les gens n’avaient pas encore une vision du haut niveau du basket féminin. On voyait cette discipline simplement comme des filles qui jouaient à la « baballe ». D’une certaine manière, Challes est l’un des clubs pionnier vers le chemin du professionnalisme. »

« C’est assez exceptionnel ce que l’on est arrivé à faire. Nous avions un entraînement le matin ainsi que le soir, soit quatre heures par jour sans temps de repos. Entre les deux, la plupart des joueuses travaillaient car nous n’étions pas rémunérées par le club. La majorité d’entre nous étions dans l’entreprise immobilière de Robert Didier ou dans celle de Jean-Claude Clanet (administrateur judiciaire). Nous sommes parvenues à maintenir ce rythme car nous étions passionnées par le basket ! Avec Challes, on m’a montré du doigt ce qu’était le basket professionnel », ajoute Corinne Benintendi.

La meneuse de Challes poursuit concernant Lucic : « Il était intransigeant avec nous, même lorsque nous étions fatiguées. Une fois, il est allé chercher les dirigeants pour leur montrer que l’on ne travaillait pas assez selon lui. Nous sommes parvenues à nous adapter au rythme imposé par le coach car nous avions un groupe exceptionnel, pour la plupart formé à Challes en plus. Toutefois, même si les entraînements étaient durs, Lucic a toujours cru en nous et en nos chances de remporter le championnat. Il nous répétait tous les jours : « Nous allons gagner le titre ». Nous avons fini par le croire ! »

Corinne Benintendi, mais aussi Frédérique Venturi, Sabine Falcoz et Isabelle Fijalkowski se souviennent de ce fameux stage de préparation dans les montagnes du Val d’Arly lors de l’été 1991. Même si les trois premières joueuses citées sont habituées aux méthodes du coach polonais, pour Isabelle Fijalkoswki, arrivée lors de la pré-saison de 1991-1992, c’est une découverte : « Je me souviens, on ne rigolait pas pendant ces quinze jours (rire) ».

Les joueuses de Challes-les-Eaux durant leur stage de préparation dans les montagnes du Val d’Arly 

Néanmoins, ces nombreux changements au sein de l’effectif ainsi que cette évolution vers le haut niveau n’auraient pas été possible sans la venue de Robert Didier, ancien co-président du club.

ROBERT DIDIER, LE MÉCÈNE DE CHALLES-LES-EAUX

Robert Didier, promoteur immobilier, investit dans le club et permet aux Vertes de rivaliser avec les équipes du haut du championnat. Lors des retrouvailles pour les 30 ans du premier titre, Sabine Falcoz échange avec l’ancien co-président sur les raisons de son investissement : « Je lui ai posé la question de comment il s’était intéressé au basket féminin. Il m’a répondu qu’il avait tellement vibré lors de l’un de nos matchs, qu’il a décidé de sponsoriser l’équipe. Les trois titres lui sont en partie dédiés, ainsi qu’à Jean-Claude Clanet et tous les bénévoles qui étaient au quotidien présents pour le club ».

« Pour nous, il était l’équivalent du Qatar au PSG. Robert Didier était non seulement notre mécène mais aussi un ami qui nous a accompagné à tous les matchs, même en Coupe d’Europe. Les dirigeants avaient une fibre très humaine et familiale, ce qui est à mon sens, très important au sein d’un club. À ce sujet, je trouve que le club actuel de Montbrison est dans la même identité que celle de Challes », nous explique Corinne Benintendi.

L’équipe de Challes-les-Eaux lors de la saison 1991-1992 au côté de Jean-Claude Clanet, Robert Didier, Vladislav Lucic et Zbiegniw Felski

Ainsi, Robert Didier est un élément clé dans la quête des sommets, notamment d’un point de vue financier, comme le précise Jean-Claude Clanet : « Pendant longtemps, ni les joueuses, ni le staff n’étaient rémunérés par manque de budget. Robert Didier a été le grand apport qui a permis au club d’avoir des financements, à la fois grâce à son entreprise mais aussi grâce à l’attraction qu’il avait sur les autres sociétés. Par la suite, il est devenu co-président. Je m’occupais de toute la partie basket, et lui gérait les finances et les relations extérieures. C’est cette entente parfaite entre nous deux qui a fait que le club est arrivé au plus haut niveau dans les meilleures conditions.»

LES VERTES SONT CHAMPIONNES DE FRANCE !

Challes-les-Eaux démarre la saison 1990-1991 sur les chapeaux de roues, sous la baguette de Felski lors de la première partie du calendrier. A la suite d’un problème d’équivalence de diplôme, Lucic ne peut pas coacher et est, pendant ce laps de temps, manager général. Dès le début de saison, les filles démontrent qu’elles font partie des favorites au titre. Elles restent dans le haut du classement toute l’année pour finalement atteindre les play-offs. Par la même occasion, Oleysa Barel est élue, cette saison, meilleure étrangère du championnat.

Après un parcours sans trop d’embûches, les Vertes atteignent les finales face à Mirande, formation triple championne de France (1988-1989-1990) et coachée par le mythique Alain Jardel. Les règles sont simples : la première des deux équipes à remporter deux matchs est sacré championne. Deux matchs à remporter pour rentrer dans l’histoire du basket féminin et obtenir son premier trophée en Nationale 1.

La série débute à La Poudrière, dans une salle ornée de bleu et de blanc, couleurs de Mirande. A l’issue d’un match équilibré, les locales s’imposent dans les derniers instants 80 à 77. Les joueuses de Vladislav Lucic repartent à Challes avec une défaite dans les bagages. Mirande détient déjà une main sur le trophée. La pression s’installe dans l’esprit des Vertes, qui n’ont plus le droit à l’erreur si elles souhaitent maintenir l’espoir du titre.

Retour au sein du Chaudron Vert pour une fin de rencontre exceptionnelle. Alors que l’illusion du titre s’envole le temps d’une fraction de seconde, les joueuses de Challes conservent une chance de remporter le championnat après l’annonce d’une prolongation entre les deux équipes. Une vague d’enthousiasme et d’exaltation envahie la salle du Chaudron Vert. Après une bataille acharnée, les Vertes arrachent cette seconde rencontre d’un point (86-85). Direction le troisième match pour le plus grand plaisir des supporters !

 

Un ultime combat qui va sacrer un nouveau champion de France. Animé par leur récente victoire, le club savoyard déroule l’intégralité de son jeu à domicile. Les championnes en titre ne trouvent aucune solution pour ralentir ce rouleau compresseur challesien. Le règne de Mirande prend fin sur les terres savoyardes : LES VERTES SONT CHAMPIONNES DE FRANCE 1991 ! (111-77).

Les Vertes après leur victoire 

« Le premier titre est toujours le plus beau. Il est d’autant plus beau qu’il était inattendu. Lale (surnom donné à Vladislav Lucic) nous a répété tout au long de l’année que l’on allait devenir championnes de France si on travaillait bien, et ce fut le cas. Sans ce refus du panier de Mirande par la table de marque qui nous emmène en prolongation, nous n’aurions pas obtenu ce titre. Il y a longtemps eu débat autour de cette décision. Je pense que cette action a changé notre vie », songe Corinne Benintendi.

Un débat autour de ce shoot qui reste encore dans l’esprit de Sabine Falcoz : «  A ce moment là, il y a un silence de mort dans la salle avant une exclamation du public envers les arbitres pour contester le shoot au buzzer. D’autant plus qu’à l’époque, on ne parle même pas de la VAR. Je sais que l’on n’était pas tous d’accord sur ce sujet. Pour moi, le panier était bon car elle était en claquette. Elle n’avait donc plus les pieds au sol. De son côté, Corinne affirme que le panier est refusé car Nathalie Etienne avait encore le ballon dans les mains. Notre histoire aurait été sûrement différente si Mirande est champion de France ce jour-là. »

Elle poursuit : « Je me rappelle être rentrée à 3 ou 4 heures du matin à la suite de ce premier titre car forcément on était allé faire la fête. En remontant dans Challes, on est passé devant le siège social du club qui était constitué d’une grande vitrine où se trouvait toutes les coupes et les fanions. Quand on est passé, il y avait encore des supporters avec une bouteille de champagne à la main, qui fêtaient le titre. Le lendemain matin, Le Dauphiné nous a invité pour une interview et nous remettre une médaille pour nous féliciter. J’ai, encore aujourd’hui, seulement l’impression de réaliser ce qu’il s’est passé »

Frédérique Venturi ajoute : « La chance pour moi, c’est que j’ai été capitaine de cette équipe. Pouvoir l’amener au bout, pour moi, ce fût exceptionnel. Je ne suis pas quelqu’un qui parle beaucoup, car je suis plutôt dans les actes. Je me dit que finalement, par mon comportement et ce que j’ai pu donner, j’ai eu l’occasion de fédérer ce groupe et je les remercie pour ça. Pour les joueuses, les supporters, les bénévoles, les dirigeants et pour l’ensemble du club, j’aurai à jamais une tendresse infinie. »

Frédérique Venturi avec le titre 

C’est ainsi que se conclut cette première partie sur la légende de Challes-les-Eaux. Rendez-vous prochainement pour un deuxième article consacré à leur parcours européen, la réussite d’un triplé en championnat de France ainsi que l’arrivée d’un nouveau coach, Vadim Kapranov…

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