EuroLeague – Les Lionnes en quête des phases finales : Dynamo Kursk, une équipe made in WNBA

Pour une seconde saison consécutive, le LDLC Asvel féminin participera à la plus grande compétition européenne, l’EuroLeague. Après avoir atteint les quarts de finales l’année dernière, les joueuses de Valéry Demory vont de nouveau faire face aux meilleures équipes européennes pour le plus grand plaisir de leurs fans, avec dans le viseur, les phases finales du championnat. Cependant, avant d’espérer retrouver la post-saison, les Lionnes vont devoir triompher de leur poule. Ainsi, BasketFly vous propose d’analyser chacun des adversaires de l’Asvel cette saison.

Le Dynamo Kursk (RUS)

Le Dynamo Kursk est l’une des meilleures équipes d’EuroLeague de la décennie. Arrivée en 2014, l’équipe Russe termine première de sa poule dès sa première saison. En six saisons dans la plus grande compétition européenne, le club aux couleurs bleue et blanche termine deux fois troisième du championnat (2014-2015 et 2017-2018), une fois finaliste (2018-2019) et une fois champion lors de la saison 2016-2017. Durant cette même saison, l’équipe n’a perdu aucun match, que ce soit durant les phases de poules (14 victoires pour 0 défaite) ou lors des phases finales. Pour l’anecdote, Héléna Ciak était dans les rangs de cette équipe championne en 2016.

La saison précédente fut pourtant bien différente pour les joueuses de Momir Tasic. Premières de leur poule durant toute leurs années en Euroleague (sauf lors de la saison 2015-2016 où elles terminent troisième), le club chute cette fois ci à la cinquième place (7 victoires pour 7 défaites), ne leur permettant pas une qualification en post saison pour la première fois de leur histoire dans ce championnat.

A présent, l’équipe Russe à la volonté de revenir sur le devant de la scène en tant que prétendant au titre.

Un effectif expérimenté et talentueux 

La saison passée, les Lionnes ont affronté par deux reprises l’équipe Russe. Lors de ces confrontations, un point commun figure, le talent incroyable de Dewanna Bonner.

Âgée de 33 ans, l’ailière évolue depuis 2009 en WNBA avec les Phoenix Mercury au côté de Diana Taurasi, puis, par la suite, de Brittney Griner. Durant ses trois premières années consécutives, la numéro 24 obtient le titre de sixième femme de l’année au sein d’une équipe championne en 2009 puis en 2014. A partir de la saison 2012, ses moyennes en points augmentent de manière flagrante, passant de 10,7 en 2011 à 20,6 en 2012. Le reste de sa carrière avoisinera les 15 points de moyenne par match, accompagnés de performances statistiques incroyables à l’image de ses 38 points inscrits face aux Dallas Wings le 19 juin 2016. Son jeu offensif est surtout tourné vers des attaques en pénétration facilité par sa taille (1m93) et son envergure. Cependant, ne vous faites pas avoir par sa gestuelle de shoot peu académique. Dewanna Bonner est aussi capable de punir de loin.

La régulière de 2015 est une consécration pour elle suite à sa nomination au All-Star Game pour la première fois de sa carrière, mais aussi à sa sélection dans le meilleur cinq de la saison, ainsi que dans le second meilleur cinq défensif la même année.

Car oui, hormis des talents au scoring, l’actuel joueuse des Connecticut Suns possède des qualités défensives, notamment dans le domaine de l’interception avec 2,1 unités cette saison en EuroLeague. Une capacité possible une nouvelle fois par son importante envergure, lui permettant aussi une présence régulière au rebond (6,5 par matchs en EuroLeague). Pour conclure, Dewanna Bonner est l’une des joueuses à surveiller pour Lyon. La clé du succès face au Dynamo sera la capacité des joueuses de l’Asvel à ralentir l’impact des deux côtés du terrain de l’ailière.

Sur le même poste, Angel McCoughtry est la deuxième joueuse majeure de ce groupe Russe. Après avoir rejoint l’équipe en cours de saison, l’internationale américaine compte poursuivre son aventure européenne avec le club. Draftée la même année que Dewanna Bonner par les Atlanta Dream, elle est élue rookie de l’année cette même saison. A l’instar de sa coéquipière, la numéro 35 est une joueuse très polyvalente et très présente des deux côtés du terrain. Des qualités qui lui vaudront de nombreuses sélections en tant que All Star (5 fois en 11 ans) mais aussi dans le meilleur cinq de la saison (2011 et 2015) et surtout dans le meilleur cinq défensif (6x).

S’agissant de l’attaque, l’arsenal de l’américaine est plutôt complet, avec une aisance au shoot et à la finition. La joueuse est une menace sur n’importe quel secteur offensif et détient les ressources nécessaires pour créer du jeu. Concernant la défense, grâce à son physique, l’ailière à la possibilité de défendre efficacement sur les extérieurs. Ainsi, Le Dynamo Kursk possède un duo défensif sur les ailes qui peut causer du tort à l’attaque lyonnaise.

Ces deux joueuses sont les piliers de l’équipe, que ce soit en terme de talent, mais aussi d’expérience, à la fois en EuroLeague et en WBNA avec de nombreuses participations en playoffs.

Avec le Dynamo Kursk depuis 2012, l’arrière scoreuse Epiphanny Prince complète ce duo polyvalent sur les ailes. Face à Lyon cette saison, l’américaine inscrivit 13 et 11 points grâce à sa vivacité et son adresse. Elle participe aussi à l’organisation du jeu, permise par une bonne vision en attaque, ainsi qu’une certaine précision dans ses passes aux côtés de la meneuse, Nika Baric. La joueuse slovène représente l’archétype de la meneuse organisatrice. Par ses qualités au dribble et son QI basket, la meneuse au numéro 92 gère et organise le jeu offensif du Dynamo.

De plus, l’équipe fait l’acquisition d’une joueuse d’expérience dans la raquette, afin de renforcer le secteur intérieur qui pouvait être considéré comme leur point faible la saison dernière. Ainsi, Astou Ndour rejoint le groupe de Momir Tasic. Élue MVP de l’Euro 2019 à Belgrade suite à leur victoire de la compétition avec l’équipe d’Espagne, l’internationale espagnole présente le profil d’une pivot moderne. En d’autres termes, l’intérieure est capable de finir à la fois près du cercle mais aussi à mi-distance, et parfois même à trois points. Cependant, la particularité de Astou Ndour concerne son efficacité aux tirs, notamment sur son shoot à 0 degrés proche de la raquette, qui semble être une zone de confort pour elle. Cette efficacité peut s’expliquer par sa taille (1m96) et son envergure, lui permettant de prendre le dessus sur la plupart de ses adversaires. Néanmoins, son aisance en attaque est aussi la conséquence d’une intelligence de placement de la part de la joueuse.

En défense, c’est une nouvelle fois ses atouts physiques qui lui procure une présence dans la raquette, ainsi qu’une facilité de contestation des shoots lors des un contre un. Enfin, sa combativité est un élément essentiel dans sa prise des rebonds.

Pour clôturer cette raquette, l’américaine Jessica Breland intègre cette saison l’équipe russe. Elle va ainsi apporter de la défense dans la peinture, ainsi que de la taille. Néanmoins, sa nature ne se limite pas à la protection du cercle. Grâce à un footwork digne d’une joueuse extérieur malgré son mètre 91, et d’une adresse polyvalente, l’actuelle joueuse des Phoenix Mercury a des atouts lui permettant d’inscrire de nombreux points. Néanmoins, sa présence pour l’entame de la saison est remise en cause , suite à sa blessure à la main durant la saison actuelle en WNBA.

L’équipe se complète par un groupe dans l’ensemble expérimenté, connaissant chacun leur rôle. Ainsi, le reste de l’effectif est composé de :

– Tatiana Vidmer, intérieure de grande taille spécialisée en défense, mais qui à la possibilité de finir près du cercle

– Elena Kirillova

– Natalia Anoikina

– Yulia Kozik

Elizaveta SHABANOVA

Anna BUROVAYA

Les points forts de ce groupe

Sur le papier, le nouvel effectif du Dynamo Kursk est un sérieux prétendant au titre cette saison. Le groupe est en partie composé de joueuses WNBA expérimentées et très talentueuses sur la quasi-totalité des postes, à l’image de la ligue dans laquelle elles évoluent chaque été. De plus, la plupart des athlètes sont de grande taille, que ce soit sur les postes extérieurs et intérieurs. Des qualités physiques extrêmement avantageuses dans ce sport, concernant les deux côtés du terrain. A cela s’ajoute la possibilité de constituer un cinq défensif solide, grâce aux qualités physiques mais aussi techniques des joueuses comme citées précédemment. Et même si le secteur intérieur était l’un des points faibles la saison dernière, notamment face à l’Asvel, les derniers recrutements ont effacé en grande partie ce problème. En attaque, la menace peut venir de partout et à n’importe quelle distance lorsque l’on observe les talents présents.

Afin de prendre l’ascendant, les Lionnes vont devoir trouver des solutions défensives afin de stopper ce rouleau compresseur made in WNBA. La vitesse et l’énergie sont peut être l’une des clés de ce duel face à des joueuses majoritairement vers la fin de carrière.

Crédit photo : FIBA – Youtube 

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