Interview – Officiel de la table de marque à l’Euro : Angéline Blot et Corinne Bernon nous racontent leur expérience

Officiel de la table de marque (OTM) au sein de la Ligue Auvergne Rhône-Alpes, Angéline Blot et Corinne Bernon ont participé à l’EuroBasket 2021 à Strasbourg. Elles racontent leur expérience.

Les compétitions internationales n’ont plus de secrets pour elles. Angéline Blot et Corinne Bernon ont représenté la Ligue lors de la première phase de l’EuroBasket 2021, à Strasbourg. « Faire partie des 10 OTM à pouvoir officier lors de l’Euro a été une surprise, notamment lorsque l’on vient d’une région loin de tout comme l’Auvergne. Je suis très fière d’avoir représenté ma région, parfois oubliée, ainsi que mon club et ma ville », explique Corinne Bernon, qui a déjà pris part au dernier TQO à Bourges. 

Une fierté partagée par Angéline Blot, qui officie depuis l’âge de 16 ans : « Je suis très heureuse d’avoir participé à l’Euro, surtout lorsque l’on sait que l’appel à candidature était très large. Ce sont des événements très rares, et on ne sait pas si l’on pourra en refaire un jour. »

 

Les OTM ont des rôles précis. En effet, ils alternent entre les postes de marqueur et de chronométreur. Afin de ne rien laisser au hasard, Corinne et Angéline arrivent en avance sur les lieux de la compétition pour se familiariser avec la salle et surtout avec le matériel. « Je n’ai pas été déstabilisé par le matériel présent à Strasbourg car j’ai déjà eu l’occasion d’exercer avec ce dernier lors des événements à Roanne ou Vichy », précise Corinne Bernon, OTM depuis maintenant 20 ans. 

Durant la première phase, deux équipes de cinq OTM ont couvert l’ensemble des rencontres. « On avait deux matchs par jour chacun. Il était parfois difficile de gérer cette pression psychologique car on avait pas le droit à l’erreur. »

Tous les matins, elles visionnaient des vidéos pour analyser leurs fautes et trouver des solutions pour progresser. « Le plus souvent, ces erreurs sont minimes à la vue du public, mais pour nous, elles sont importantes. »

Une pression qui a fait naître une certaine solidarité entre les OTM. « Plus on avançait dans le championnat, plus la confiance et l’esprit d’équipe se sont renforcés. Par exemple, on avait un cri de guerre avant chaque match pour se motiver (rire).

Les deux femmes se réjouissent de pouvoir participer à une telle compétition sur le sol français « La France a la capacité d’accueillir ce type d’événement grâce à son infrastructure et son organisation. De nombreux bénévoles ont aussi aidé au bon fonctionnement de cet EuroBasket « , souligne Angéline, également présente lors des championnats d’Europe à Lille en 2015. 

A présent, elles se tournent vers l’avenir. « La FIBA nous regardait de loin car, dans trois ans, il y a les JO 2024 à Paris. Nous étions bien conscients que cet événement pouvait cacher d’autres enjeux », indique Corinne Bernon. 

Les deux jeunes femmes de la Ligue AURA seront-elles de la partie pour les prochaines olympiades ? Affaire à suivre…

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