Interview Yann Julien – « On est des chanceux de pouvoir être de nouveau en contact avec le basket »

Du lundi 9 novembre au vendredi 13 au soir, les joueuses de l’Équipe de France de 3×3, composée notamment de neuf Auralpines, étaient réunies pour un premier stage de préparation à l’INSEP. A cette occasion, nous avons pu interviewer le coach de l’Équipe de France 3×3 des moins de 23 ans et assistant des seniors féminines, Yann Julien.

Quel a été votre sentiment de retrouver l’Equipe de France 3×3 après quasiment un an ?

« Ça fait du bien ! Nous sommes des chanceux de ne pas être bloqué chez nous comme le sont 99 % des Français à cause du confinement. Et puis, nous pouvons pratiquer le basket alors que beaucoup de pratiquants en sont privés. Pour nous, c’est un vrai bonheur. Pour les filles, c’est pareil. »

Dans quel état d’esprit sont arrivées les joueuses ?

« Même si les filles continuent de travailler dans leur club, il y a eu beaucoup de matchs de reportés, de déplacés, donc elles avaient vraiment faim de basket. Nous étions tous vraiment enthousiastes de pouvoir être ici. Puis, le 3×3 a aussi cet esprit de parenthèse. Il y a une espèce de mix entre une forme de « convivialité » mais ce n’est pas la fête à la saucisse non plus (rire). Il y a à la fois une légèreté dans l’état d’esprit mais aussi une recherche de performance. Cela prend une autre dimension l’été en raison de la culture 3×3 avec la musique, la chaleur estivale,…»

Avec la crise sanitaire, comment avez-vous adapté l’organisation de ce stage ?

« Nous avons choisi de loger à l’INSEP et de créer une bulle sanitaire, ce qui nous permet d’être en sécurité avec notre groupe France. Généralement, les joueuses sont deux par chambre, mais cette fois, elles avaient une chambre chacune. De plus, les entraînements étaient à huis clos. Malgré toutes les contraintes, nos entrainements ont été de qualité. »

Quelles étaient les joueuses sélectionnées pour ce rassemblement ? 

« Nous avions deux collectifs majeurs. Le collectif senior avec une bonne quinzaine de joueuses. Elles préparent des échéances à court terme, dont le Tournoi de Qualification Olympique. Nous avons fait une première revue d’effectif avant peut être d’affiner le groupe, et de préparer plus intensément encore les futures échéances (Jeux Olympiques et Coupe d’Europe qui aura lieu en France).

Le groupe U23 était également présent. Pour ces filles, l’objectif était de rejouer et de faire une revue d’effectif assez conséquente. Nous voulons préparer dans un deuxième temps la prochaine fenêtre internationale qui devrait se dérouler en février. Puis, il y aura les échéances estivales : la Nation League et la Coupe de monde.

Pour le moment, nous sommes en phase de présélection, aucun de nos choix n’est définitif. Nous allons réfléchir à la configuration à donner au stage de février. Nous verrons si effectivement nous réduisons les groupes ou si nous continuons à travailler en groupe large. Nous voulons nous laisser un petit peu de temps pour trouver la meilleure stratégie à adopter. »

 
 
 
 
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Quelles sont les points forts des joueuses originaires de la région AURA ?

« Pour Ana Maria Filip, je pense que sa taille est un plus au rebond et elle en impose proche du cercle. Elle tire avec une bonne efficacité de loin également.

Mamignan Toure a un drive ravageur renforcé par un step back de classe mondiale.

Lisa Berkani, j’ai une expression en tête : « show must go on ». Si vous voulez voir du spectacle, c’est en regardant jouer Lisa.

Sixtine Macquet, elle a une puissance qui lui permet notamment d’avoir de l’impact à l’intérieur.

Camille Droguet détient une énorme énergie, ce qui lui permet d’être présente des deux côtés du terrain. Elle a une centrale nucléaire dans ses baskets !

Coline Franchelin a un enthousiasme débordant. De plus, elle a un tir efficace et elle est capable de transpercer les défenses.

Marie-Eve Paget, c’est le cerveau : elle a une intelligence de jeu servit par une grande rigueur.

Enfin, Laetitia Guapo est une athlète incroyable. Elle n’est jamais fatiguée et c’est une grosse scoreuse.»

L’équipe de France 3×3 à l’INSEP avec les Auralpines Ana Maria Filip, Migna Toure, Laëtitia Guapo, Camille Droguet, Sixtine Macquet, Yann Julien (Coach), Coline Franchelin et Marie-Eve Paget

Pour revenir à cette première semaine de stage avec les joueuses, comment s’est-t-elle déroulée ?

« Une problématique se pose à nous : toutes nos joueuses ne sont pas des joueuses professionnelles de 3X3 mais de 5×5. Avec la pandémie, le 3×3 a été très peu pratique cet été. Nous avons eu quelques jours de stage fin août avec le LAB (rassemblement de toutes les équipes de France) qui réunissait toutes les équipes 5×5, 3×3, jeunes et seniors confondus. Au final, nous n’avons pas pratiqué le basket 3×3 depuis un an. »

Sur quel aspect avez-vous axé votre travail ?

« La première des choses était de remobiliser les joueuses face aux spécificités du 3×3. Le 5×5 comme le 3×3, c’est du basket mais la pratique est différente, comme en athlétisme entre le 100M et le 110M haies. Un autre objectif était aussi de commencer à planter les premiers jalons, à poser les premières briques de la construction du projet pour le TQO. Si la LFB arrive à tenir son calendrier, ce que l’on espère, nous devrions avoir une semaine voir quinze jours de préparation avant le TQO qui devrait avoir lieu en Autriche, à Graz du 26 au 30 mai. »

 

 
 
 
 
 
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