LF2 – Début de saison chaotique pour La Tronche et Montbrison durement impactés !

C’est l’histoire d’un début de saison compliqué pour les deux clubs de LF2 de la ligue AURA. Cas COVID, reports, arrêt des entraînements, reprise, huis clos, victoires, défaites, doute, incertitude… le cocktail d’une saison qui s’annonce compliquée, même si toutes les raisons de croire au maintien sont bien présentes.

Au BC Montbrison féminin, le doute s’est installé après la défaite face à Calais. Corinne Benintendi explique : « Je viens d’apprendre que le match à Mondeville, prévu samedi, est reporté ! Cela continue ! Sur 11 joueuses on a eu dix filles positives ainsi que Yohann (assistant coach) et moi même. On aurait souhaité que tout s’arrête comme pour les autres catégories et qu’on reprenne en février. »

En effet, les conséquences sont multiples : « Pour nous pas d’entrée d’argent mais des dépenses et puis à huis clos cela profite à l’adversaire, car avec du public notre salle est un atout pour nous.» Mais il n’y a pas que la COVID et Corinne Benintendi en est bien consciente : « Auparavant, on a toujours eu de très fortes étrangères qui tiraient l’équipe vers le haut et des joueuses du cru totalement impliquées. On a fait le choix de la jeunesse, notamment par obligation, mais on est trop « light » sur de nombreuses séquences. On sait qu’on joue le maintien et il faut désormais trouver les deux équipes qu’on va mettre derrière nous ! »

Et le fait d’être obligé de jouer, pénalise totalement le club : « Lors du premier confinement, on stoppe tout à quelques journées de la fin et là on est obligé de jouer. On va recevoir trois fois avec Toulouse, Angers et Graffenstaden, toujours à huis clos visiblement ce qui nous impacte totalement, d’autant plus que nos six nouvelles joueuses n’ont jamais connu le soutien du public, d’autres comme Mondeville vont jouer six fois avant Noël. »

Quant aux aides possibles , Corinne Benintendi se montre prudente : « Par rapport à une majorité de clubs de LF2, on n’est pas assez reconnu et soutenu par les instances institutionnelles et donc avec cette crise le club peut se trouver fragilisé. »

A La Tronche, Mickaël Cortey le coach a déjà connu presque tous les scénarios : « Début septembre on a déjà isolé une joueuse bien avant le match de Coupe de France à Toulouse le 19. Au retour, Toulouse nous appelle le mardi. Ils ont des joueuses positives et on est cas contact. Au total, on aura 9 joueuses positives ainsi que Clément (assistant coach). Nos matchs face à Nantes Rézé et Toulouse sont reportés. On reprend tant bien que mal et pour notre premier match face à Montbrison on fait un match horrible ! »

Mais le plus embêtant demeure l’absence d’Anna Niksic le régulateur de l’équipe : « Elle a eu le COVID et n’arrive pas à se remettre. Elle a passé de multiples examens mais rien n’y fait ! Si elle court cinq minutes elle dort trois heures. Elle est arrêtée jusqu’en janvier. » Pendant ce temps, deux matchs à l’extérieur à Mondeville et Toulouse se soldent par deux courtes défaites 63-61 et 55-50, l’espoir renaît, mais nouvelle coupure due aux fenêtres internationales.

La Tronche se voit obliger de disputer quatre matchs en dix jours entre le 18 et le 28 novembre : « Pour la reprise on perd logiquement à Graffenstaden, trois jours plus tard on bat Aulnoye (72-63) , puis quatre jours après on gagne face à Rézé (78-64). mais le dernier match à l’INSEP on n’a plus d’essence ! (sic) On ne peut plus être agressif et on s’incline d’un point (65-64). »

Et à l’heure du bilan au tiers de la saison Mickaël Cortey avoue : « Avec deux victoires et cinq défaites c’est très moyen. On aurait gagné à l’INSEP, je ne dirai pas la même chose. On reçoit Reims samedi à 16h, puis Chartres la semaine suivante et Calais en match en retard le mardi 15. »

Le moment d’engranger des points, avec l’espoir de retrouver Ana Niksic pour la nouvelle année !

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