LFB – Point Presse d’avant Coupe avec la LDLC Asvel Féminin

Ce point presse a été réalisé avant l’annonce de l’annulation de la Coupe de France par la FFBB. Découvrez ainsi dans quel état d’esprit était l’équipe et le coach avant de monter à Paris. 

Paoline Salagnac revient de manière globale sur la pré-saison :

C’est sur que c’était assez particulier car forcément, le groupe avait été séparé durant une grande période, une longue période d’inactivité pour toutes les joueuses. Donc forcément, il y avait un gros désir de chacune à se retrouver, aux nouvelles d’intégrer l’équipe et puis de retrouver le parquet et la vie que l’on aime en tant que basketteuse car je pense que ça avait manqué à tous le monde, notamment au coach. Je pense que c’était important de se retrouver après les aléas que l’on connaît aussi parce que ce post-covid sur cette reprise, ça a été quelque chose de nouveau pour nous, donc il a fallut s’adapter, protéger un maximum leur joueuse dans leur reprise d’activité parce que l’on savait qu’il y avait le risque de blessure. On a pas été épargné, on a eu quelques petits pépins mais le groupe a continué à travailler et aujourd’hui, on travaille ce soir pour aborder au mieux après demain. 

Cas de Covid dans l’équipe: il y a un protocole sanitaire qui a était mis en place. Revenons sur cette situation:

C’est vrai que c’est une situation particulière mais que vit le monde entier, on n’est pas les seuls. Bien sur ça change nos habitudes, ça nécessite beaucoup d’adaptation, la mise en place de protocole, un nouveau mode de fonctionnement. Les filles sont testées de manière hebdomadaire, il y a la prise de température, matin et après midi, à chaque venue au sein de l’enceinte, le port des masques etc. Et puis tout simplement aussi, on leur redit, que malheureusement ce virus il est là sans qu’on le voit et on peut être porteur sans être malade, c’est quelque chose de particulier. Jusqu’à présent, on avait été épargné. Malheureusement, cette semaine, on a eu un cas. De toute les équipes, tous le monde est confronté à ça, que ce soit dans les sports ou autres, on est confronté à ça, on est tous dans cette situation. On essaye de tout faire pour faire en sorte que la santé des joueuses soit préservée, et les mettre dans les meilleures dispositions pour qu’elles puissent évoluer et pratiquer leur sport en toute sérénité et en toute sécurité, et celle de leur entourage aussi, parce que forcément, tous est lié donc on essaie de tous mettre en place pour que ce soit le plus positif pour l’équipe. (Paloline Salagnac)

Valéry Demory revient à son tour sur cette pré-saison inhabituelle, marqué par des absences :

C’est une pré-saison particulière dans la mesure où il y a toujours ce problème de Coronavirus. Après, au niveau effectif, on a beaucoup souffert : Badiane pas là, Sara Chevaugeon blessée au genou rapidement, Marine Fauthoux entorse, Monique Makani problème aux ischios donc on a fait une préparation à cinq professionnelles quasiment. C’est comme ça, on ne va pas s’apitoyer sur son sort. L’essentiel c’est de revenir au principal, revenir au terrain, revenir au match donc très content de reprendre les matchs officiels. 

Valéry Demory sur les conditions particulières de la finale de Coupe de France : 

Pour moi ce n’est pas une finale de Coupe de France, c’est un match que l’on a mis là parce que l’on ne pouvait pas faire autrement. La vraie finale de Coupe de France se joue au mois d’avril ou au mois de mai quand tous les effectifs sont rodés. A pas jouer, ou jouer, je préfère quand même la jouer même si elle est tronquée, car mon métier c’est pas de rester chez moi enfermé entre quatre murs. Donc on va la jouer, même si pour moi, ce n’est pas une vraie finale de Coupe de France. 

Valéry Demory sur les nouvelles arrivées, et leur adaptation dans l’effectif : 

L’adaptation des filles qui ce sont entraînées s’est bien faite, je parle surtout pour Nayo Raincock-Ekunwe, Marine Fauthoux et Alexandre Crvendakic. Ces filles là ce sont bien intégrées dans le groupe. Où j’en suis actuellement ? Je suis très en retard dû aux blessés et ainsi de suite. Je vais donc faire au mieux avec les moyens du bord. 

Paoline Salagnac sur la joueuse testée positive au COVID-19 :

Elle a été testée avec tous le groupe comme tous les lundis matin. Tous les lundis matin, le groupe passe son test covid et cette joueuse là a été détectée positive. Ça était l’un des premiers résultats que l’on a eu, donc on a pu l’isoler très rapidement et elle est restée isolée chez elle. On a fait vérifier l’échantillon pour être sur qu’il n’y est pas eu d’erreur mais on a confirmé qu’elle était positive et qu’elle était détentrice du Covid-19. 

Valéry Demory et Paoline Salagnac à propos des mesures prises en raison du COVID-19 : 

Nous il n’y a rien, donc est ce que ce cas là fera jurisprudence pour la suite, on ne sait pas. On navigue à vue, tous les appareils sont en panne. (Valéry Demory)

A partir de plusieurs cas, comme c’est le cas pour le match qui arrive, parce qu’il y a quand même pas mal de cas sur les deux effectifs, il y a une réunion qui s’est tenue ce matin pour décider du maintien du match. En attendant un protocole plus poussé pour que l’on sache vraiment qu’à tant de personnes on ne joue pas pour sur. On attend un peu plus de visibilité là dessus et permettre aux joueuses de savoir tous simplement. (Paoline Salagnac)

On travaille tous ensemble justement pour faire en sorte que la saison se passe au mieux, d’où l’élaboration de tous les protocoles, qui sont invasifs pour les joueuses, de se faire tester régulièrement, de peut être se priver aussi de voir leurs proches et leur famille parce que un moment donné, ce sont des risques qui impact leur pratique, leur quotidien. On essaie de les protéger au maximum, et de tout mettre pour que la saison reprenne de la meilleure des manières et le plus longtemps possible, même si on sait que le danger, il est là, on ne l’évitera pas mais on essaie de tout faire pour que le basket reprenne. (Paoline Salagnac)

Le titre, je n’y crois pas, parce que ça ne sera pas marqué dans les annales cette Coupe de France. Maintenant, il faut remettre en route comme je disais tout à l’heure, donc on y va, on va jouer, même si on sait que l’on est loin d’avoir l’équipe au complet, même si on sait que l’on a pas bien travaillé pour toute les raisons expliquées avant, aller on y va, on joue, il faut que l’on se remette à jouer (Valéry Demory).

Ingrid Tanqueray à propos de la pré-saison :

C’est vrai que c’est vraiment spécial, c’est une saison un peu à part par rapport à toutes les saisons que j’ai pu vivre avant. Après on essaie de s’adapter au quotidien et sur la durée, on essaye de tous faire en sorte pour que tous se passe pour le mieux, d’essayer de respecter tous les gestes barrières qui pourront nous faire éviter toute contamination. C’est un peu compliqué, c’est sur, mais au quotidien, à l’extérieur et sur le terrain, on essaye de tous mettre en œuvre pour que ça ce passe pour le mieux.

Ingrid Tanqueray sur l’état d’esprit de l’équipe, et les nouvelles arrivées :

J’ai envie de dire que de manière générale, tout se passe bien, le groupe vit bien, les nouvelles, même si pour certaines, on connaissait plus ou moins, comme Nayo, qui vient d’arriver mais qui a déjà évolué dans le championnat français, on la connaissait, après moi pas personnellement. Après, il y a Alex qui s’est très bien intégrée et donc je sais que le club fait aussi des recrutements en fonction des personnalités, ils ne vont pas recruter n’importe qui. Donc, je pense que si elles sont là, c’est que humainement, ce sont des filles qui correspondent aux valeurs du club, et qui vont nous apporter sur le terrain et autour, pour véhiculer les valeurs. Tout se passe bien pour le moment, on a une bonne dynamique, une bonne équipe, même si notre prépa a été un peu perturbée par les blessures mais malgré ça, on est positive et je pense que ça ira bien pour la suite.

Ingrid Tanqueray à propos de l’état d’esprit du groupe à la veille de la Coupe de France : 

J’ai envie de dire que depuis le départ, on a eu des petits pépins physiques qui font qu’on a été diminué dès le départ. Je pense que l’on y va assez serein, en ayant rien à perdre et c’est un titre à aller chercher, on a beaucoup d’envie et on a envie d’y mettre beaucoup de cœur pour remporter ce premier titre de la saison, même si ça reste celui de la saison dernière. On s’est préparé comme l’on a pu et du mieux que l’on pouvait pour aller chercher ce premier titre.

C’est vrai que c’est vraiment particulier le fait que le premier match de reprise après une si longue trêve, nous fait disputer un titre. Un titre, ça se gagne, et puis ça serait historique pour le club parce que ce serait le premier. C’est vrai que c’est particulier parce que l’on pense aussi à celles qui ne sont plus là, et avec qui on a fait le chemin pour arriver jusque là. Je pense que pour elles, et pour celles qui restent, c’est assez difficile et pour celles qui arrivent, c’est une chance de disputer un titre et de gagner quelque chose. C’est un contexte un peu bizarre et je pense que chacun le vit différemment. En tout cas, pour celles qui sont là depuis le début de l’aventure et qui se sont qualifiées pour la finale, on a envie de finir le travaille en pensant forcément à elles, y compris celles qui nous on quitté.

Ingrid Tanqueray sur les équipes du championnat à surveiller : 

Je pense que Bourges s’est renforcé à tous les postes, et donc, pour moi, ils ont une meilleure équipe cette année. On a une très belle équipe aussi malgré des blessures qui nous font un peu défaut mais je pense que sur le papier on est deux très belles équipes. Après, il ne faut pas oublier que dans le championnat, il y aussi aussi Montpellier, Charleville, Basket Landes qui a fait un très bon recrutement. Je pense que ça va être comme toujours un championnat très relevé, où chaque week-end, il va falloir être présent. Je pense que le championnat français est caractérisé par son homogénéité.

Ingrid Tanqueray sur son nouveau rôle de capitaine : 

Je pense que pour le groupe, et pour le club, c’était une suite logique que je prenne le capitanat après Pao. Je suis arrivée au début de l’aventure, je pense qu’ils m’ont fait confiance et que je leur ai fait confiance. Il y a toujours eu une bonne relation et des valeurs que l’on partage. « Valé », je le connais depuis un petit moment car j’ai évolué avec lui à Montpellier pendant deux ans donc on se connaît, je sais comment il fonctionne, il sait comment je fonctionne et je pense que du fait de mon expérience et de ma maturité, et du fait, que à cette heure ci, je sois la plus âgée aussi de cette équipe. Je prend ce rôle avec beaucoup d’engouement, et c’est une reconnaissance aussi donc je suis très contente, et puis les filles qui sont là, elles sont très agréables, à qui on peut faire passer des messages, et qui sont respectées. Je pense pas que ce soit une tâche très difficile cette année même si cette situation sanitaire n’est pas tout le temps facile. Je suis très heureuse d’être capitaine.

Je reste moi même, je ne vais pas changer de personnalité parce que je suis devenue capitaine.

Ingrid Tanqueray concernant les nouvelles arrivées au poste 3 : 

Pour nous forcément, c’est un plus. C’est vrai que l’année dernière, on avait pas, mise à part Alysha, de poste 3. Alex nous apporte son expérience un peu à la serbe, quelque chose que l’on connaît pas trop ici. C’est très important pour nous, et puis Nayo est une joueuse super athlétique. On a perdu Clarissa, mais on a récupéré Nayo, quelqu’un de très athlétique, qui joue pour l’équipe, et je pense que pour ces deux joueuses c’est d’être forte individuellement et de jouer pour les autres qui compte. Ce sont donc deux bonnes recrues, qui vont nous apporter énormément cette année.

Ingrid Tanqueray sur son rôle de cadre auprès de Marine Fauthoux : 

Le but avec Marine, c’était un peu comme Julie quand elle est arrivée, c’est qu’elle se sente bien ici, parce que elle a signé un contrat de 3 ans, donc c’est l’avenir du club. Moi, étant plutôt en fin de carrière, je suis là pour l’aider, pour essayer de faire en sorte qu’elle évolue le plus vite possible et du mieux possible. Ça va être un travail main dans la main pour qu’elle avance et que l’on fasse un peu comme Julie, avec qui on était bien toute les deux et après on a fait trois très belles saisons toute les deux, donc j’espère que ce sera de même avec Marine.

Ingrid Tanqueray au sujet d’un public peu nombreux lors des matchs :

C’est vrai que c’était assez particulier, et je pense même que les gens qui était là ont trouvé ça assez frustrant peut être de pas pouvoir célébrer comme ils voulaient les paniers, les retrouvailles, ce n’est pas simple. C’est vrai qu’on aime quand on est à domicile, être poussé par notre public, par la KOP, les fans, les partenaires etc. C’était assez étrange pour nous, c’était un peu mort c’est vrai mais j’espère qu’avec le temps, les gens vont se lâcher un peu plus, toujours en respectant tous les gestes barrières, que les gens vont revenir et vont avoir envie de nous encourager. Après, je peux aussi comprendre que ce n’est pas évident pour nous non plus, mais je pense que l’on a besoin de ça, que les matchs à domicile, à Mado Bonnet, on les a aussi gagnés quand on était en difficulté parce qu’il y avait le public qui nous a poussé. On sait que l’on a besoin de ça, quand on retrouvera tout le monde, on essaiera de les satisfaire pour qu’ils nous encouragent.

Crédit photo : Alexia Leduc – Infinity Nine Média 

 

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